Les masques sont appelés Pō Ma’au sur Mārara. Leur fabrication porte le nom de hāmani ma’au. Bien qu’ils puissent aujourd’hui être confectionnés avec des matériaux variés, ils étaient traditionnellement réalisés à partir de morceaux de bois et de branches et décorés de coquillages.
Autrefois, ces masques étaient portés par les tahua lors de leurs voyages dans le monde spirituel, le Pō. Ils servaient à dissimuler l’identité du porteur aux esprits, lui permettant ainsi de revenir dans le Ao — le monde des vivants — sans être suivi par eux.
Pendant le taravana, le rituel de Marara, on porte des masques afin d’attirer les esprits bienveillants et de garantir l’abondance de nourriture.
Au cours de la cérémonie, on utilise le Uto pour communiquer avec le monde spirituel. Cependant, cet outil ne permet pas de contrôler les esprits ni d’empêcher que certains nous suivent dans le monde réel après la cérémonie, notamment des esprits malveillants. C’est pourquoi on porte les Pō Ma’au : ils servent à se protéger et à canaliser correctement les présences spirituelles.
Le Tahu’a, celui qui mène la cérémonie, porte un de ces masques et exécute une danse appelée ‘Ume destinée à attirer les esprits favorables autour de la fête qui célèbre l’abondance. Si la danse est correctement réalisée, c’est un signe de bon augure. En revanche, si elle est mal exécutée, elle peut attirer des esprits néfastes, ce qui est perçu comme un mauvais présage. On dit que le tahu’a a fa’aoha, c’est-à-dire qu’il a attiré les mauvais esprits.
The masks are called Pō Ma’au on Mārara. Their production is called hāmani ma’au. Although they can now be made from various materials, they were traditionally made from pieces of wood and branches and decorated with shells.
In the past, these masks were worn by the tahua during their spiritual journeys in the world of the Pō. They served to hide the identity of the wearer from the spirits, allowing them to return to the Ao — the world of the living — without being followed by them.
During the taravana, the ritual of Marara, masks are worn to attract the friendly spirits and ensure food abundance.
During the ceremony, the Uto is used to communicate with the spiritual world. However, this tool cannot control the spirits or prevent them from following us in the real world after the ceremony, especially malevolent spirits. That is why we wear the Pō Ma’au: they serve to protect and properly channel the spiritual presences.
The Tahu’a, the one who leads the ceremony, wears one of these masks and performs a dance called ‘Ume intended to attract the favorable spirits around the feast celebrating abundance. If the dance is performed correctly, it is a sign of good luck. However, if it is performed incorrectly, it may attract negative spirits, which is perceived as a bad omen. It is said that the tahu’a has fa’aoha, that is to say that he has attracted the bad spirits.